Mon premier Trail


07 Apr
07Apr

J’ai couru mon premier trail en terminale, je n’étais pas bon coureur à cette époque et je me suis lancé sur un gros défi, le résultat a été plutôt mitigé ! Je vous raconte cette petite expérience, dont je garde un très bon souvenir. 


Avant. En 2016, j’étais en terminale, je m’entraînais régulièrement en sports de combat, pas trop en course à pied. Je me suis vraiment mis à la course à pied pour préparer mon épreuve de demi-fond du Bac qui se déroulait en novembre 2016. Il fallait courir un 3*500 mètres, j’étais très mauvais. Pour m’améliorer un peu, je me suis mis à courir de plus en plus souvent. Je courais une à deux fois par semaine, ce qui me semble ridicule aujourd’hui, mais il faut bien débuter ! Ce que je préférais, c’était courir en montagne, cela me plaisait beaucoup. C’est en courant dans la Sainte-Victoire, montagne à côté d’Aix que je me suis dit qu’il faudrait que je coure un trail. 

Ainsi, j’ai cherché un trail organisé dans la région et je suis tombé sur le trail de la Sainte-Baume, un trail qui se déroule en mars chaque année et part de Cuges-les-Pins. Le trail de la Sainte Baume est assez connu dans la région et permet de participer à trois courses différentes, 15, 25 ou 45 km. Bien sûr, voulant repousser mes limites, j’ai voulu participer à la course de 45km. Et je remercie ma mère de m’avoir empêché de le faire… Elle m’a dit d’essayer la 25 et de faire la course de 45 l’année suivante, ce que j’ai fait. Je me suis donc inscrit à la course de 25km, l’année où je l’ai faite, le parcours faisait 26km et 1800m de dénivelé positif cumulé. 


Entraînement. Quand j’ai décidé de m’inscrire, je me suis mis à m’entraîner sur de plus longues distances, et plus régulièrement. J’ai donc commencé à courir des 10kms et plus, cela se passait plutôt bien sur mes sorties. Parallèlement, je me suis renseigné sur différents sites de trail pour savoir comment me préparer, ce qu’il fallait faire. J’ai commencé par m’acheter des chaussures de trail, élément essentiel pour du trail ! J’ai été chez Decathlon et ai acheté un modèle de base, très satisfaisant ! J’ai aussi acheté un peti sac de trail pour avoir de l’eau tout au long de ma course, et une veste légère. Ensuite, j’ai un peu couru avec, mais en ville ce n’était pas la même. Sur quelques week-ends, j’ai été courir en montagne à la Sainte Victoire pour m’entraîner et m’habituer à courir sur terrain montagneux et pentu. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de courir en côte, et j’ai alors commencé à courir sur des côtes à Marseille. Bref, j’ai découvert la préparation en course à pied et j’ai fait ce que je pouvais pour me préparer à cette compétition. Un mois avant la course, j’ai été courir sur des plages afin de préparer mes chevilles à l’effort, j’avais lu cela et je me suis dit qu’il fallait suivre ceux qui s’y connaissaient. Je ne sais pas si cela m’a vraiment servi, mais courir sur du sable sollicite très efficacement les chevilles et je vous le recommande pour vos entraînements ! Une semaine avant la course, j’ai été récupérer mon dossard pour la course avec un petit sac (classique tee-shirt et goodies). Cette semaine, je me sentais prêt, je m’étais bien entraîné, tout était prêt pour ma course, j’ai fait quelques sorties tranquilles et rien la veille de la course. La veille, j’ai mangé des pâtes et me suis couché tôt. 


La course. Le matin je me suis levé à 6h, j’ai pris un bon petit-déjeuner, puis je suis parti avec ma mère qui m’accompagnait (comme spectatrice hein !). Arrivé sur zone, il faisait bien frais, on était en mars, j’étais en short avec une veste et je n’avais pas chaud. Avec ma mère, nous avons été sur le lieu de la course, j’ai vérifié l’heure de départ, le lieu, je mets ma puce électronique et mon dossard, tout est bon. Les participants au 45km étaient déjà partis. Pour moi, le départ se faisait vers 9h, les organisateurs nous ont montré la ligne de départ et la ligne d’arrivée sur une mini-reco. 30 minutes avant le départ, j’ai commencé à m’échauffer, j’ai trottiné, avant de faire des gammes et des accélérations. 5 minutes avant le départ je me suis mis dans le sas, on était assez nombreux, je me suis mis à l’avant du sas. Le départ allait être donné, c’était un peu stressant, nous étions tous collés, prêts à partir. 

Le départ est donné (je ne fais pas les bruitages, désolé…), je pars assez vite avec le premier peloton qui se forme, quelques champions partent déjà loin devant. Le début est plat, mais voilà que vient la première montée, assez raide, le chemin se rétrécit et je me retrouve dans une colonne pour monter, impossible de doubler, le rythme est un peu lent. Cela dure 2 minutes, je reprends mon souffle, puis me revoilà sur un chemin plus large, en côte, je cours bien, je me sens bien. Je cours comme cela une dizaine de minutes avant d’arriver au premier ravitaillement, je prends quelques fruits secs et de la pâte d’amande pour apporter du sucre à mon corps. J’ai de l’eau sur moi et je bois régulièrement, cela m’évite de perdre du temps sur les ravitaillements. 

La course se passe bien, j’arrive au dixième kilomètre, je suis satisfait jusqu’à présent, j’ai doublé pas mal de coureurs, et j’ai bien avancé. Je me suis aussi fait doubler, j’imagine que je suis à la fin du premier tiers pour l’instant. J’ai dû grimper la moitié du dénivelé, et voilà que j’arrive à un croisement, je vois des coureurs, parmi les premiers qui passent ce croisement. Or pour revenir à ce point, il faut faire une boucle de 5km, cela me décourage un peu, mais j’accélère, me disant qu’il ne faut rien lâcher. Je suis en haut de la colline de Cuges les Pins, et j’arrive sur une descente. Je vais très vite et la descente est assez raide, je fais attention mais j’ai surtout de la chance de passer sans tomber. Je poursuis sur du plat, j’arrive à un autre ravitaillement. Quelques pâtes d’amande et c’est reparti ! 

Nouvelle montée bien raide, je commence à me sentir fatigué, des douleurs se font sentir aux genoux et au dos. C’est le début de la fin de ma course, je ralentis progressivement. Après cette montée, j’arrive sur la descente finale, 6 km de descente, mais cela devient assez difficile. Je commence à me faire doubler par pas mal de monde, mais la douleur devient difficile à supporter. À un moment, je marche un peu, un gars me dit « allez vas-y, lâche pas », je me remets à courir et je le suis. Je cours derrière lui sur 2 km, puis je marche un peu à nouveau. Il ne me reste plus grand-chose, mais j’ai l’impression que c’est encore énorme, je poursuis. Je commence à voir des spectateurs qui m’encouragent, cela me pousse à accélérer un peu. Je maintiens cette vitesse jusqu’à l’arrivée, je commence à entendre la musique de l’arrivée, je tiens bon, et j’aperçois enfin la ligne d’arrivée. Je la franchis, soulagé d’avoir fini. 

Ensuite, un peu de repos, puis ravitaillement, je mange un peu, mais je n’ai pas vraiment faim. J’ai mal, et j’ai juste envie de me coucher. Ma mère me félicite, je me dis qu’il faut encore que je m’améliore. Je suis content d’avoir fini, j’ai mis 2h40, je suis à la moitié du classement (je ne le saurai qu’avec les résultats), je me dis que c’est pas mal. Je rentre et me je me couche, grosse sieste ! 


Je garde un bon souvenir de ce trail, c’était une très bonne expérience qui m’a montré qu’il ne fallait pas se surestimer ! Une bonne préparation est nécessaire pour toute compétition et il n’y a que comme cela que l’on s’en sort bien ! Depuis, j’ai fait pas mal de sorties trail mais je n’ai pas eu l’occasion de faire des compétitions de trail. J’aimerais faire l’ultra-trail des Pyrénées en version 80km, mais j’ai encore besoin d’entraînement avant de me lancer ! 

J’espère que mon expérience vous aura plu et qu’elle vous servira à bien vous entraîner et à préparer vos futures compétitions au mieux !

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