Être motivé pour agir est un déterminant fondamental de l’action et donc de la réussite. Tout le monde aimerait avoir une détermination à toute épreuve, mais on se plaint souvent d’en manquer et on se met alors à procrastiner. Le manque de motivation n’est pas du tout une fatalité, et on peut largement améliorer sa motivation en agissant correctement. Comment avoir de la motivation au quotidien ? 


D’où provient la motivation ?

 Le meilleur moyen d’améliorer sa motivation, c’est bien évidemment de comprendre ce qui produit ce sentiment dans ton corps. Il se produit une réaction hormonale et neurologique qui te procure cette envie d’agir, je t’explique tout ! 


Le fonctionnement neurologique de la motivation

 La motivation fonctionne à travers un système neurologique fondé sur le neurotransmetteur de la dopamine. La dopamine est une hormone produisant un sentiment de bonheur lorsqu’elle est libérée. Le cerveau utilise ce neurotransmetteur pour nous récompenser lorsqu’on réalise une action qui est utile à notre autonomie, à nos compétences, et même à notre survie, en répondant aux besoins primaires. Ce système de récompenses agit sur toutes les actions importantes, sur l’ambition, sur les projets, sur l’argent et est un déterminant majeur de notre envie d’agir. La motivation est donc l’envie de s’engager dans une action par rapport au bienfait qu’elle peut nous procurer. Elle peut aussi être stimulée par la peur d’un changement négatif, par exemple par une sanction. Quand tu es motivé pour faire quelque chose, c’est donc que ton cerveau perçoit l’action comme utile ou comme nécessaire pour éviter une conséquence néfaste.

 La motivation est principalement expliquée par le mécanisme de sécrétion de la dopamine en réponse à des stimuli liés à l’autonomie et à la survie, mais ce n’est pas tout. Le processus neurologique aboutissant au sentiment de motivation est profondément lié à différentes fonctions exécutives du cerveau : 

  • L’anticipation 
  • La planification 
  • Le maintien de l’attention 
  • La sélection des informations 
  • L’inhibition 
  • La flexibilité mentale 
  • Les processus d’organisation et de traitement des informations

 Un déficit d’une de ces fonctions cognitives entraîne un impact direct sur les choix des individus. Par exemple, une personne souffrant d’un biais de son attention sélective sera beaucoup plus sujette aux abus d’alcool, et plus vulnérable à l’alcoolisme. Il lui sera donc plus difficile de réussir à ne plus consommer d’alcool. Un individu ayant un déficit cognitif d’une sphère impliquée dans les fonctions exécutives précédentes aura sensiblement plus de difficultés à atteindre ses objectifs et à conserver sa motivation.

 Aussi, l’anxiété est corrélée à la motivation car elle biaise les processus attentionnels. Il est plus difficile pour une personne anxieuse de se focaliser sur un objectif précis et de s’y engager pleinement. Une forte anxiété peut perturber le cours d’une action par la peur de l’échec, car l’individu se concentre vers ce qu’il perçoit comme menace. La maîtrise de l’anxiété est donc un critère majeur de motivation. 


Les motivations intrinsèques et extrinsèques

 La motivation est liée au locus of control, soit à des facteurs justifiant la réussite ou l’échec. Le terme locus of control désigne l’attribution du résultat d’une action aux facteurs ayant déclenché l’action. Ces facteurs peuvent être externes ou internes, donc, la motivation peut être extrinsèque ou intrinsèque : 

Motivation extrinsèque : C’est une forme de motivation fondée sur la récompense extérieure, comme un cadeau ou de l’argent. Si ce qui motive est une récompense, un salaire, Cette récompense encourage à court terme, mais sur le long terme, elle peut être délétère. Il a été démontré que la motivation extrinsèque atténuait progressivement la motivation intrinsèque. 

Motivation intrinsèque : Cette forme de motivation repose uniquement sur nos mécanismes internes, à savoir le système de sécrétion de la dopamine. La stimulation intrinsèque est ce qui permet de développer une passion, un loisir et qui pousse à s’y engager durablement.


 Quand on introduit un facteur de motivation extrinsèque à une personne passionnée, sa motivation décroît. Il est donc important de préserver sa motivation en évitant d’y associer un facteur extérieur, comme l’argent, la nourriture ou autre. Les résultats sont des conséquences de son engagement, et agissent comme une preuve de réussite, ils participent donc à accroître la motivation. Par exemple, avoir un corps plus musclé grâce à ses bonnes habitudes aide à avoir plus d’ambition. Des résultats peuvent aussi jouer comme facteur extrinsèque de motivation, en particulier s’ils ne semblent pas forcément récompenser un engagement difficile. Dans le sport, s’entraîner régulièrement et progresser sera un facteur de motivation puissant. 



Comment améliorer sa motivation ?

 Maintenant que tu sais ce qui se passe dans ton corps pour que tu sois motivé, voyons quelles sont les méthodes efficaces pour stimuler ce processus. 

être motivé au quotidien


Se concentrer sur les petits résultats

 Quand on vise un objectif important, l’atteindre demande beaucoup de temps, et il est impossible pour une personne de réussir en visant un objectif trop important. Par exemple, si tu vises directement un titre européen dans un sport que tu ne pratiques même pas, il te sera presque impossible d’atteindre un bon niveau dans ce sport. À l’inverse, si ton objectif ultime est un titre européen et que tu mets en place une stratégie de petits objectifs successifs, tes chances seront beaucoup plus importantes !

 Concentre-toi sur les petits objectifs et les petits résultats. Avec un objectif tous les mois, ou tous les trimestres, tu restes motivé en continue et tu pourras progressivement atteindre un bon niveau, et peut-être participer à des compétitions européennes ! Cette méthode des petits objectifs fonctionne dans le sport, mais aussi dans la vie quotidienne ou dans son travail. Se fixer des objectifs sportifs est indispensable pour bien progresser, puis cette même méthode des petits résultats est aussi celle qui te permettra de tenir tes objectifs à long terme


Être conscient de ses choix

 Savoir pourquoi on agit et connaître les moteurs de ses décisions aide à donner du sens à ce que l’on fait. En te connaissant et en identifiant les fondements de ton ambition, tu réussiras à décupler ta motivation puisque tu détermineras plus précisément ton objectif. Dans les moments de doute, c’est aussi ce qui permet de retrouver l’envie et ce qui aide à ne jamais abandonner.

 Par exemple, si tu débutes la musculation parce qu’on t’a beaucoup répété que tu étais frêle, ou à l’inverse que tu étais gros, cela te servira de moteur pour agir. En effet, le sentiment de gêne, de rejet, et de honte que l’on peut ressentir dans ces moments-là pousse à prouver l’inverse. Quand on nous dit que l’on est incapable de mener une action, on aura envie de prouver que l’on est en capable. Prendre conscience de cela t’aidera à identifier ce moteur qui te motive et à chaque fois que tu auras un doute, tu pourras repenser à ces personnes qui se sont moquées de toi et continuer d’avancer pour leurs montrer.

 Toutes les situations ne font pas intervenir ce type de rapports, mais il est possible de trouver un choix pertinent, une volonté à un moment donné qui peut servir d’élément marquant pour conserver sa détermination. Ces éléments permettent de prendre conscience de son autonomie et de sentir le contrôle que l’on a sur sa vie afin de prouver que l’on peut atteindre l’objectif que l’on s’est fixé. Et ce processus entraîne évidemment la sécrétion de dopamine. Il est donc important d’avoir des objectifs en tête et d’avoir conscience de ce que l’on veut prouver en l’atteignant. 

faire ce que l'on aime


Apprendre à gérer son anxiété

 Si tu te laisses dépasser par ton anxiété, que tu es une personne assez anxieuse, il te sera bien plus difficile de te concentrer sur l’atteinte de tes objectifs. Pour éviter cela, il y a plusieurs méthodes à appliquer qui pourront t’aider. Il faut essayer et voir quelles sont les méthodes qui seront efficaces pour toi. On peut se tourner vers un accompagnement professionnel, vers des méthodes accompagnées comme la sophrologie, ou encore mettre en place des actions pour la gérer au quotidien, comme la méditation. 


Prendre conscience de ses émotions et penser

 La première phase de l’action se passe dans la tête, et il est fondamental d’apprendre à réaliser son action par la pensée pour pouvoir la mener à bien. Pour y parvenir, il faut pouvoir faire de bons liens entre les différentes sphères de son cerveau. La prise de conscience de ses troubles émotionnels, le renforcement des capacités d’attention, de planification, de flexibilité mentale et d’inhibition permet de mieux traiter les informations et de mieux concevoir une action. Pour favoriser le développement de ces capacités, il est important de réfléchir à ses objectifs et d’apprendre à planifier ce que l’on veut. En fixant des objectifs, on fait intervenir toutes ces fonctions, et en réfléchissant au chemin qui permettra d’y arriver aussi. C’est comme cela que l’on renforce son ambition et que l’on atteint ses objectifs.



 La motivation est un déterminant de l’action qui peut transformer ta vie. Si tu sais comment agir sur ta motivation, tu auras un contrôle bien plus important de tes ambitions et de ce que tu réalises dans ton quotidien. Se connaître et stimuler sa motivation est indispensable si tu veux atteindre tes rêves et réussir ce que tu entreprends. Ne crois pas que la motivation est conditionnée, elle n’est limitée que par une mauvaise organisation et par une incompréhension de son ambition. Vise tes rêves et agis par étape ! 


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Sources : 

Deci, E. L., (1971). The Effects of Externally Mediated Rewards on Intrinsic Motivation. Journal of Personality and Social Psychology

Fazey, D. M. A., & Fazey, J. A. (2001). The Potential for Autonomy in Learning: Perceptions of competence, motivation and locus of control in first-year undergraduate students, Studies in Higher Education

Köpetz, C. E., Lejuez, C. W., Wiers, R. W., & Kruglanski, A. W. (2015). Motivation and Self-Regulation in Addiction: A Call for Convergence, Perspectives on Psychological Science

Luu, P., Tucker, D. M., & Derryberry, D. (1998). Anxiety and the Motivational Basis of Working Memory, Cognitive Therapy and Research. 

Photo de couverture : Chase Clark

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